
Le 5 octobre 2004, l’ANRU a signé...
...avec la ville du Havre la convention qui porte sur un montant de 301 millions d’euros d’investissement et prévoit une participation de l’Agence de 84 millions d’euros qui seront affectés entre 2004 et 2008 aux grands ensembles des quartiers nord, où résident 41.000 habitants et qui ont été construits dans les années 1960-70. Ces quartiers inscrits en GPV en 2001 - quartiers de Caucriauville, et quartiers Nord Ouest (La Mare rouge - Le Mont Gaillard - Le Bois de Bléville) - connaissent une forte concentration des logements sociaux qui représentent 40 % du parc social du Havre regroupant 10 500 logements sur les 28 800 que compte la ville, une précarisation accrue du peuplement de ces logements sociaux, le phénomène étant particulièrement important dans ces quartiers les plus fragilisés.
Le projet de rénovation urbaine porte sur leur requalification globale ; il prévoit un ambitieux programme de démolition de 1742 logements sociaux dégradés et obsolètes et la reconstruction sur place de nouveaux logements permettant de reloger les familles en situation de précarité en assurant l’accompagnement social nécessaire. Des logements locatifs sont également réalisés pour permettre une diversification de l’offre et une véritable mixité sociale ; l’Association Foncière logement dont la finalité est de favoriser cette mixité réalise 177 logements locatifs privés.
Le projet programme également 3203 réhabilitations (967 logements à la Mare Rouge, 265 logements à Mont-Gaillard, 314 logements au bois de Bléville, 1657 logements à Caucriauville) résidentialisations (793 à la Mare Rouge, 1454 à Mont-Gaillard, 451 au bois de Bléville, 3243 à Caucriauville), accompagnant les programmes de réhabilitation. Il prévoit également des interventions lourdes dans le domaine urbain :
- le retraitement de l’avenue du Bois au Coq, axe de recomposition urbaine des différents secteurs de la Mare Rouge par le maillage d’îlots résidentiels. L’offre commerciale du coeur de quartier va être restructurée (modification des cellules et déplacement d’un supermarché)
- l’aménagement d’équipement structurants à Mont-Gaillard : CPAM, ANPE, Police, ainsi que la restructuration de la dalle de la place du Mont Gaillard. Le traitement urbain de l’îlot Sainte Catherine (réhabilitation et résidentialisation)
- la construction d’une opération d’accession sociale (60) sur les ex-pépinières Marconi, dans le quartier du Bois de Bléville, relayée par l’intervention de l’AFL, et de l’OPHLM par la production d’un habitat pavillonnaire. Le retraitement des entrées de la forêt et la création d’un pôle d’accueil complèteront ce plan d’action. La requalification, dans le quartier de Caucriauville, de l’avenue du 8 Mai 1945(implantation de services, et de commerces, cf. illustration ci-contre) et le traitement paysager de la promenade (suite à l’enfouissement d’un réseau RTE déjà réalisé), la confortation du pôle technologique et le complexe de loisir, le traitement des espaces publics et résidentiels.
La qualité du projet repose sur le pilotage politique de la ville du Havre, qui sous la direction de la première adjointe Madame Agathe Cahierre garantit la coordination des différents porteurs de projet et la mise en place d’un travail partenarial exemplaire entre les différents signataires de la convention (bailleurs, aménageurs financeurs). A titre d’exemple, les modalités de relogement des familles arrêtées par la ville et les bailleurs sont bien transcrites dans une charte de relogement et la mise en place d’une « médiation sociale pour le relogement » va permettre d’arrêter un plan de relogement adapté pour des familles nombreuses en difficultés. La reconstitution de l’offre de logements démolis a également fait l’objet d’un protocole entre l’Union sociale pour l’Habitat et la Ville ; la coordination des opérations est assuré par le GIP, mis en place lors de la création du GPV.



Les conventions