
Douchy Les Mines
La commune de Douchy-les-mines (10 500 habitants) s’est construite principalement à partir des années 60, pleine période de l’activité sidérurgique. Le boulevard de la Liberté, deux barres parallèles de 270 et 210, est alors construit pour loger les salariés d’Usinor et de la transformation métallurgique Au moment de la cessation de l’activité sidérurgique de nombreux disfonctionnements apparaissent avec une augmentation des difficultés sociales liées à un taux de chômage de 40 %.
Lors d’une rencontre initié par la municipalité avec le Bailleur en février 1998, il est apparu l’impérieuse nécessité de réunir d’autres avis et compétences tant apparaissait la nécessité d’une intervention lourde sur ce quartier tant dans les domaines de l’urbain que du social et des services.
Ainsi en mars 1998, sont réunis pour la première fois autour de la ville, le bailleur, la CAF, la DDE, le Conseil régional, l’agence de développement du Valenciennois et le centre social. Ceux-ci décident le lancement d’une étude afin d’identifier les dysfonctionnements dont souffre le quartier. La démolition de 150 logements et la création d’un espace central de vie sont alors préconisées. Ne recueillant pas d’avis majoritaire en son sein, le comité de pilotage décide d’approfondir la mise en compétition de 3 équipes pluridisciplinaires par marché de définition.
En juin 2001 le groupement Castro est retenu après présentation de son projet au comité de pilotage et aux habitants qui aidés d‘un architecte indépendant ont pu consigner leurs remarques et définir ainsi le projet. C’est à partir de cette date que le processus de concertation, de travail et d ‘écoute est lancé.
Le projet retenu par tous à pour objectif de :
1 - Réinsérer le quartier dans la ville en :
- marquant l’entrée dans le boulevard par des constructions neuves sur un pignon aveugle
- créant des axes transversaux au boulevard comme liaison interquartier)
- démolissant des logements situées au dessous de voûtes traversantes
- réaménageant le boulevard en une rue urbaine
2 - Traiter les immeubles en les remodelant par :
- un retournement des entrées des numéros pairs pour un accès par le boulevard
- un jeu de volumétrie afin de casser l’image « boite à chaussures » des bâtiments : création de bow-windows arrondis ou carrés, de balcons, de percement de fenêtres…
- un traitement des façades
3 - Traiter les espaces extérieurs par :
- la résidentialisation des pieds d’immeubles en cours privatives affectées à chaque résidence créée par la démolition des voûtes
- une requalification des espaces publics : stationnement, plantation d’alignement, axe de déplacement…
- réorganisation de l’éclairage public
4 - Créer une centralité visuelle et fonctionnelle autour de l’hôtel de ville :
par la construction d’un bâtiment appelé le Beffroi. Celui regroupe les acteurs sociaux publics existants comme la PMI, les permanences de la CAF, de la CRAM, CPAM… , et nouveaux : halte garderie, renforcement d’un point accueil Parents Enfants et le monde associatif autour du centre social, du Point Formation information, et d’un pôle ressource pour les associations.
Ce projet urbain s’accompagne d’une politique sociale avec notamment la signature de deux chartes de relogement. La première dans le cadre des opérations de démolitions, la seconde suite à l’enquête sociale mettant en évidence une cinquantaine de situations de sur et sous occupations préoccupantes. Elles ont pour objectif de définir la place de chacun dans l’accompagnement des familles tant sur un plan administratif que physique et matériel.



Les conventions