Dijon - Quartier des Grésilles

Fin de l’immeuble Paul Bur

La métamorphose du quartier des Grésilles continue avec la démolition de la barre Paul Bur le 19 février 2010.

Fin de l'immeuble Paul BurIl en est fini de la résidence Paul Bur. Le vendredi 19 février à 11 heures, une explosion a mis à terre les 147 logements de l’immeuble situés dans le quartier des Grésilles à Dijon. Compte tenu de l’importance et de la situation géographique du bâtiment, un tel foudroyage n’était pas sans risque. Des mesures préventives ont donc dû être mises en place : un périmètre de sécurité, de 200 mètres autour de l’immeuble, au sein duquel toute circulation était interdite a été délimité. Les habitants du périmètre ont, par ailleurs, été évacués durant la matinée. Une structure d’hébergement a été mise à leur disposition.

Un bâtiment « Le Corbusier »

Construit en 1960, la barre Paul Bur s’inscrivait alors dans l’un des plus grands projets de l’agglomération dijonnaise destinés à pallier le manque de logements de l’époque. 1 387 habitations avaient alors été construites dans le quartier des Grésilles entre 1953 et 1960. L’immeuble offrait tout le confort moderne : chauffage central, sanitaire, place de stationnement… Mais rapidement il s’est dégradé et des dysfonctionnements importants sont apparus. Une intervention devenait aujourd’hui absolument nécessaire.

Mixité urbaine

Fin de l'immeuble Paul BurLa démolition de Paul Bur marque, par ailleurs, l’une des étapes déterminantes du processus de rénovation urbaine du quartier pour recréer de nouveaux espaces de vie. Et pas question de reproduire les mêmes erreurs que par le passé pour la reconstruction. Sur l’espace libéré par la résidence, la place a été donnée à la mixité sociale : deux programmes d’accession à la propriété et de locatif privé ainsi que plusieurs cellules commerciales seront implantés. Par ailleurs, ce nouvel espace jouera un rôle prépondérant dans l’organisation urbaine des Grésilles puisqu’il fera le lien entre plusieurs secteurs du quartier et la place Galilée, le nouveau coeur du quartier.

Au total, ce sont six immeubles de l’OPAC de Dijon, soit 395 logements qui seront détruits dans le secteur. La dernière des démolitions concernera la résidence Andersen et se déroulera en 2010. La totalité du patrimoine détruit sera reconstruit à 70 % sur le quartier et le reste répartit sur l’ensemble de l’agglomération.

Crédits photo : ©H-Scavone

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