
Forme archichecturale et urbaine
Après les Grands Projets Urbains, les Grands Projets de Ville et les Opérations de Renouvellement Urbain qui se sont succédés de 1992 au début des années 2000, le programme piloté par l’ANRU n’est pas la première intervention publique dans les quartiers. Mais, ce programme mobilise des moyens sans précédent et les concentre, dans un délai extrêmement court (5 ans en moyenne).
C’est ce qu’on a appelé le « plan Marshall pour les banlieues ».
Démolir, par implosion ou par déconstruction progressive, est l’acte le plus spectaculaire des projets de rénovation urbaine. C’est certainement l’acte le plus traumatisant pour tous ceux qui ont vécu, souvent pendant de très nombreuses années, dans ces barres ou ces tours – ainsi que pour tous les observateurs. Mais lorsqu’il a été reconnu comme nécessaire, c’est un acte qui permet de supprimer des logements indignes, d’ouvrir des percées dans des quartiers refermés sur eux-mêmes et de recréer un lien avec le reste de la ville.
D’autres formes d’intervention apparaissent plus douces : le remodelage urbain, la création de bâtiments neufs, la réhabilitation des logements et des équipements, ou la résidentialisation, c’est-à-dire l’aménagement distinct des espaces publics et privés en pied d’immeubles.
Toutes ces interventions sont menées avec la même exigence, dans l’objectif d’améliorer durablement les conditions de vie dans le quartier. Très vigilante sur la qualité de la mise en œuvre, l’ANRU s’attache à ce que chaque site reste en contact avec son histoire et son identité spécifique. La qualité environnementale est également un objectif constant, les projets de rénovation urbaine étant l’occasion de contribuer à la construction d’une ville durable bénéficiant d’une nouvelle reconnaissance inscrite dans un dispositif économique appelé à se développer.



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